| | | | Auteur | Message |
|---|
Elizabeth Illith ~ Fugitive ~

 Inscrit le : 31 Mai 2008 Messages : 23 Age [RPG] : 19 ans Race : Cyborg Fonction/Emploi : Fugitive
| Sujet: Elizabeth Illith Dim 1 Juin - 0:12 | |
| Nom : Illith
Prénom : Elizabeth
Age : 19 ans
Sexe : Féminin
Sexualité : Bisexuelle mais évite tout contact physique.
Race : Cyborg
Emploi/Fonction : Fugitive
Description Physique :
Elizabeth est avant tout une jeune femme malade et exsangue. C’est pourquoi, malgré que sa peau paraisse nacrée entre deux crises, elle est habituellement d’une blancheur cadavérique et cireuse. Ses longs et fins cheveux noirs corbeau, qu’elle portent généralement attachés sur sa nuque, font contraste sur la blafarde jeune femme et accentue les cernes présentes sous ses yeux. Ceux-ci apportent peut-être la seule touche de couleur sur son visage fin et délicat : d’une couleur vive et luminescente, l’iris est teinté d’un dégradé de turquoises limpides. Un regard qui aurait pu être dérangeant voir scrutateur s’il n’était pas si éteint et si vide. Ses lèvres autrefois d’un rose profond ont pris avec le temps une teinte bleutée, presque anémique. Petite, elle est pourtant faite en bras et en jambes. Décharnée et maigre, pas un gramme de graisse ne vient arrondir le corps qui autrefois fut gracile et féminin. Pas qu’elle ne le soit plus maintenant, ou presque, mais la faiblesse qui l’habite l’épuise plus que de raison. Elizabeth aurait pu être belle, d'ailleurs elle le fut lors de la première période que fut sa vie avant son enlevement par les scientifiques, seulement, la maladie et l'épuisement éteignent la jeune femme lentement et pernicieusement. Elle fut cependant "chanceuse" d'être restée de chair car la plus part des cyborg sont défaits et puis réassemblés avec des pièces mécaniques: elle ne dut subir que des sérums.
Son trop fin corps est parsemé d'impressionnants tatouages aux détails minutieux : ils représentent pour la plus part des fleurs exotiques et chatoyantes. Vestige d'une vie passée où la beauté s'étalait librement sur une peau encore laiteuse. Mais la flore côtoie la faune, ici la bestialité de l’Homme. En effet, de fines cicatrices zèbrent son dos et marquent d’une manière sinistre le velouté des pétales. Sa nuque quand à elle, souvent cachée par des mèches rebelles de sa chevelure, cache un autre signe, peut-être plus malsain que le précédent : un code barre. Symbole de son statut de cyborg, référencée sous un obscure nombre dans un quelconque registre. Maintenant sur liste rouge, la liste des fugitifs.
Pour passer à autre chose, Elizabeth aime à s’habiller de manière simple mais élégante, sans chichis et sans froufrous et aussi dans des tons passe partout. Par son statut, elle se doit de ne pas se faire remarquer. Ses poignets et ses avants-bras sont mystérieusement bandés et souvant, les pansements se teintent de sang. Le seul bijou que porte la jeune femme est une boucle finement ciselée en argent au cartilage de l'oreille, seul présent que les scientifiques n'avaient su lui arracher. Ses armes de prédilection, de fines aiguilles qu'elle manie avec dextérité, sont toujours cachées dans ses manches, prêtes à l'emploi.
L’aspect général que l’on perçoit d’Elizabeth est c’elle d’une jeune femme fragile et désabusée que l’on pourrait briser d’un tour de main. Encore faut-il pouvoir l’attraper, car son manque de force est compensé par une souplesse et une légèreté extrême.
Description Psychologique :
Elizabeth fut à une époque une jeune femme équilibrée et facétieuse et parfois un peu trop bavarde, il faut l’avouer. Elle se savait belle et ne se privait pas pour en jouer, s’amusant à charmer ses condisciples, femmes et hommes, et à tester les limites du politiquement correct. Mais depuis son enlèvement par les scientifiques, elle changea irrémédiablement pour laisser place à un cyborg vide et déréglé, une poupée perdue et traumatisée.
Elizabeth est une jeune femme intelligente et perspicace. Etant aller à l’école depuis petite, elle avait pris goût aux études et c’est pourquoi elle possède maintenant un sérieux bagage culturel. Les manipulations dont elle a été victime n’ont fait que mettre en valeur cette douance naturelle, renforçant une mémoire qui était déjà à toute épreuve. Attentive, elle décortique et retourne chaque information qui lui parvient. Peut-être était-ce là un vestige de son ancien amour pour le Savoir ? Mais cette faculté à ne rien oublier, ne fut-ce que dans les moindres petits détails, était à double-tranchant : ainsi, elle dut très vite apprendre à faire un tri dans le flot continu qui lui parvenait, classant ses idées par ordre d’importance et jetant celles qui se trouvaient au bas de la liste au risque de sombrer petit à petit dans la folie.
La jeune femme était devenue mélancolique d’une vie qu’elle a en partie oubliée, c’elle d’avant son enlèvement. Elle se raccroche aux lambeaux de souvenirs qui lui reste dans l’espoir qu’un jour elle la retrouverait. Paradoxalement, elle s’empêche de rêver à un retour en arrière. Très terre à terre, elle sait qu’elle n’a aucune chance de pouvoir à nouveau être totalement humaine. Sa nouvelle nature était un fardeau, une situation dont elle ne tirait aucun profit. Et elle le savait. Peut-être aurait-elle voulu l’ignorer pour espérer encore un peu et pour pouvoir faire semblant de vivre. Ou pas.
Les expériences qu’elle a du traverser l’ont fait énormément mûrir. C’est pourquoi son regard sur le monde est devenu plus critique et plus intransigeant. Elle voyait maintenant des choses que plus jeune elle ne percevait pas, et c’est en simple et impuissante spectatrice qu’elle assiste, lorsqu’elle déambule dans les rues sales des bas quartiers, à la famine, aux discriminations et aux rapts qui surviennent inlassablement. Cela ne fit que renforcer le sentiment d’échec qui lui laissait un arrière goût d’amertume.
Amère elle l’est mais aussi profondément choquée. Derrière le masque froid et imperturbable qu’elle aborde même lorsqu’elle est en crise se cache un terrible traumatisme dont elle ne pourra probablement jamais guérir. Chacun des sévices qu’elle a subi sont inscrits au fer rouge dans son corps et son esprit. Comment aurait-il pu en être autrement ? Elle avait vécu trois années enfermée dans des laboratoires et vivant l’enfer à chaque instant.
Le lavage de cerveau qu’elle a en partie subi ne fait pas d’elle une personne mauvaise ou bonne. Elle ne peut haïr l’empereur malgré qu’elle le trouve abominable tout comme ses scientifiques qui ont presque réussi à faire d’elle un véritable cyborg. En effet, elle fut formatée comme les autres à servir l'Empereur et cela laissa de lourdes séquelles: elle ne pourra jamais se retourner contre ses bourreaux. Mais peut-être aurait-il mieux fallu qu’ils réussissent car la jeune femme était devenue un être froid et vide. A quoi donc lui servait cette mémoire si exceptionnelle si elle n’arrivait plus à se souvenir des seules années heureuses de sa vie ?
Il ne lui restait plus qu'une seule chose à faire, fuir pour ne pas être retrouvée car si elle se faisait à nouveau attrapée, elle serait ou jetée à la casse ou ils reprendront son formatage qui, elle le savait, finirait par la rendre complètement servile à l'Empereur. Cette idée réussissait encore à la glacer d'éffroi.
Particularités :
- Ambidextre - Acuité visuelle accrue - Silencieuse dans ses mouvements
Dernière édition par Elizabeth Illith le Dim 1 Juin - 22:57, édité 3 fois |
|  | | Gabriel X Admin

 Inscrit le : 05 Mar 2008 Messages : 224 Age [RPG] : 20 ans Race : Cyborg
| |  | | Elizabeth Illith ~ Fugitive ~

 Inscrit le : 31 Mai 2008 Messages : 23 Age [RPG] : 19 ans Race : Cyborg Fonction/Emploi : Fugitive
| Sujet: Re: Elizabeth Illith Dim 1 Juin - 22:47 | |
| Histoire :
Elizabeth Illith naquit sur Zénon, bien après l’ère glaciaire. Ses parents était deux commerçants aussi prospères qu’ils pouvaient l’être sous l’autorité de l’Empereur. Les années qu’elle passa auprès de ses géniteurs étaient douces et confortables, la jeune fille ne manqua jamais de rien et surtout pas d’amour. Un cadre de vie qui lui promettait un avenir paisible et un esprit sain dans un corps sain.
Au court de sa première année, Elizabeth ne parlait pas et pleurait à peine. Mais constamment éveillée, son regard turquoise allait et venait, observant son environnement et les gestes de ses parents qui lui parlaient sans arrêt. Déjà, elle apprenait. Elle surprit son entourage quand le jour de l’anniversaire de ses deux ans, elle les remercia d’une phrase complète et si difficile pour une si petite enfant. Elle n’en fut aimée que plus. A trois ans, elle s’amusait à déchiffrer les emballages au lieu de jouer avec ses poupées et ses blocs en bois coloré. Elle entra prématurément à l’école primaire à l’âge de quatre ans où elle sauta par deux fois de classe. On lui avait offert un violon pour récompenser cette réussite et elle se révéla une musicienne hors pair. Elle comblait ses parents si fiers de leur petite fille mais pourtant inquiets de cette surdouance. En effet, les rapts d’enfants allaient bon train, même si pour l’instant cela se limitait aux familles pauvres et démunies. Le comble, fut qu’ils apprirent très vite vers quelle voie Elizabeth voulait se diriger : la recherche. Elle était continuellement plongée dans de vieux livres écrits en latin ou en grec ancien mais aussi dans d’autres beaucoup plus nouveaux et novateurs. Sa soif de savoir la poussait à aller toujours plus loin. Paradoxalement, protégée par ses parents, elle n’était pas au courant de la véritable nature des Cyborgs et des Androïdes. Pour elle, ils n’étaient rien d’autre que des machines sans âme. Parallèlement à ses études et à ses activités intellectuelles, Elizabeth menait une vie que l’on pourrait qualifiée de dépravée. Jouant de son regard aux couleurs si exceptionnelles, elle aimait voir les autres tomber à ses pieds. Mais jamais rien de bien méchant, elle n’était après tout qu’une banale adolescente trop intelligente et légèrement manipulatrice.
L’année de ses treize ans, son père tomba gravement malade et apparaissaient rapidement des tâches sombres sur ses bras. Elle vit sa mère s’affoler lorsque ses membres devinrent d’un noir profond et très vite des scientifiques vinrent chercher son géniteur. Le temps de son absence, elle se renseigna et constata que les symptômes proches de la lèpre que présentaient son père indiquait le stade final de la maladie. Elle comprit alors qu’elle ne le reverrait plus. La gravité trouva sa place dans le regard auparavant si pétillant de la jeune femme et c’est sans sourciller qu’elle apprit par les autorités locale la mort de son père. Un rictus ironique se forma sur les lèvres carmines de la jeune fille lorsque les scientifiques tournèrent les talons et qu’elle prenait sa mère effondrée dans ses bras. Mort ? Vraiment ? Ou alors enfermé dans une cage en verre transformé en une sorte de zombie ? Ce jour là marqua un tournant important dans la vie d’Elizabeth. Elle cessa de sortir si ce n’est pour aller en cours, abandonna ses jolies robes, s’occupa de sa mère devenue malade par la dépression et se consacra entièrement à la recherche d’un sérum contre cette maladie mystérieuse. C’est à partir de là aussi qu’un sentiment d’insécurité s’instaura en elle. Trop menue pour porter une lourde épée ou pour accuser le choc d’un coup de feu, elle s’était faite faire forger dix longues armes en argent que rapidement elle mania avec une dextérité certaine. L’argent commençait à manquer car la boutique avait fermé depuis que sa mère restait allongée dans son lit et les économies sur lesquelles elles vivaient se tarissaient. Elizabeth à l’âge de quinze ans dut vendre son instrument de musique et abandonner les études pour aller travailler comme serveuse où elle devait essuyer des éloges vulgaires sur sa plastique et des gestes déplacés. Elle faisait des journées de quatorze heures, sans pause, exploitée et battue, mais elle se taisait et lorsqu’elle rentrait, elle faisait boire un bouillon à l’épave qu’était devenue sa mère, se restaurait frugalement et se plongeait ensuite dans ses livres et ses notes jusque tard dans la nuit.
Cette existence perdura un an et demi.
Un soir alors qu’elle était encore à s’abîmer les yeux sur des écrits complexes, des cris se firent entendre dans la rue. Elle tira les rideaux d’une des fenêtres de sa chambre et aperçut des scientifiques en blouse blanche et des hommes armés défoncer des portes et emmener enfants, adolescents et jeunes adultes sous les pleurs des plus âgés.
Elizabeth descendit les étages en courrant, le visage rendu livide par l’appréhension, et traversa le commerce poussiéreux et abandonné pour aller verrouiller la porte d’entrée. Ses mains tremblaient, son souffle était court, mais elle trouva la force de caler une chaise sous la poignée. Elle remonta tout aussi vite, retroussant sa misérable robe jusqu’aux hanches pour se mouver plus rapidement et déboula dans la chambre de sa mère. Elle arracha les couvertures qui recouvraient la forme chétive et recroquevillée et la secoua.
« Maman, lève toi ! »
Sa voix était saccadée, pressante. Déjà, elle entendait des coups contre la porte du rez-de-chaussée. Sa mère ouvrit péniblement les yeux mais ne bougea pas, complètement hagarde. Rassemblant ses forces, elle passa ses bras sous son dos et ses jambes et la porta comme elle put jusqu’au grenier. Son cœur battait la chamade, des bruits de haches se faisaient entendre. A bout de force, elle ouvrit à la volée la porte de la pièce la plus haute de la maison et s’effondra contre le vieux plancher, sa mère toujours dans ses bras. Elle s’appuya contre la porte et posa une main contre la bouche de sa génitrice pour l’empêcher de gémir. Elle même fit tout par calmer sa respiration qui lui paraissait horriblement bruyante. Elle entendait maintenant des bruits de pas dans les escaliers. Un frisson la parcourut, elle serra encore plus la forme cadavérique contre elle dans un ultime geste de protection.
« Cette maison à l’air abandonnée. Nous n’y trouverons probablement rien. »
Le silence se fit à nouveau et Elizabeth, le ventre tordu par l'angoisse, priait pour qu’ils soient partit en pensant qu’ils n’y avait rien à chercher dans cet ancien commerce.
« Qu’est ce donc ? »
Des bruits de feuilles déplacés se firent entendre et Elizabeth se mordit les lèvres par dépit: ses notes ! Elle les avaient oubliées à l’étage en dessous. Quelle idiote !
Brutalement, elle et sa mère se trouvèrent projetées à terre. Un garde de l’armée impériale se trouvait dans l’embrasure de la porte du grenier qu’il avait enfoncé.
« Il y a des personnes au grenier ! »
Elizabeth, échevelée par sa chute, la lèvre ensanglantée et les cheveux défaits, se mit devant sa mère.
« Je vous en prie, ne lui faites pas de mal ! »
Le soldat s’avança vers elle d’un pas calme.
« Je ne pense que les scientifiques s’intéresseront à elle. Maintenant, tu vas être gentille, n’est-ce pas ? »
Il lui attrapa durement le bras et la traîna hors de la pièce, l'arrachant à sa mère gémissante.
« Non, lâchez moi ! Elle a besoin de moi ! Elle va mourir si je ne m’occupe pas d’elle ! Lâchez moi, espèce de brute ! »
Il se tourna vers elle, et blasé, la gifla violemment. Elizabeth perdit connaissance sous le choc.
La jeune femme reprit peu à peu ses esprits dans une pièce froide et carrelée du sol au plafond d’un blanc immaculé. Avec pour seuls vêtements ses tatouages, ses bras et ses jambes étaient attachés par d’épais liens en métal qui sciaient sa peau fragile. Des hommes en blanc et portant un masque sur le visage pénétrèrent par une baie vitrée qui prenait tout un pan de mur.
Ils s’avancèrent dans la salle où Elizabeth ouvrait lentement les yeux, reprenait pied avec la réalité. L’un d’entre eux s’avança vers elle, un bloc note en main et se mit à lui poser de brèves questions auxquelles elle répondit mécaniquement, encore sonnée.
« Vos noms et prénoms. » « Elisabeth Illith » « Âge ? » « Seize ans » « Profession ? » « Serveuse »
Un autre s’avança vers la table en métal sur laquelle elle reposait et lorsqu’il agita sous son nez ses propres notes sur la maladie mystérieuse qui sévissait à Zenon, elle prit enfin conscience de l’environnement dans lequel elle se trouvait.
« Que signifie ceci ? »
Elizabeth garda silence et il lui répéta la question, calmement, peut-être trop. Sa voix lui était familière. N’obtenant aucune réponse il se détourna d’elle pour aller vers un chariot et un de ses condisciples activa un magnétophone.
« Equipe n°7, Cyborg numéro 97344, Elizabeth Illith, 16 ans de sexe féminin. 23H43, Essai n°3 du sérum JG93. Précédents essais : échec par la mort des cobayes. »
La jeune femme écouta le discours du scientifique avec horreur et lorsqu’elle le vit s’approcher d’elle avec un pistolet remplis d’une substance inconnue et pétillante, elle se débattit contre ses liens, adoptant des positions ridicules de contorsionnistes afin de se libérer. Elle se mit à crier, en vain, cherchant un regard compatissant parmis les hommes qui l'entouraient :
« Non ! Laissez moi ! Au secours ! A l’aide ! »
On lui maintint les épaules et l’autre, imperturbable, appuya sur la gâchette. Elle sentit le liquide se répandre dans ses veines en la brûlant et parcourir son corps au fur et à mesure des battements de son coeur. Lentement, elle tomba dans un état apathique et la dernière chose qu’elle entendit fut un commentaire de celui qui sera son scientifique attitré pendant trois années.
« 23H51, symptômes positifs. »
Cette nuit là, Elizabeth s’éveilla de nombreuses fois sous la douleur. Elle hurlait, vomissait, pleurait et s’agitait quand elle sentait les réminiscences du sérum. Ses poignets et ses chevilles saignaient sous la morsure du métal tant elle se débattait contre son ennemi invisible. A bout de force, elle s’évanouissait à chaque fois pour mieux se réveiller et souffrir à nouveau. Un scientifique était toujours là pour enregistrer et noter des commentaires dont elle ne percevait même pas le sens.
Le calvaire dura un mois entier, sans repos, aucun, lorsque enfin elle se calma. Sa peau était devenue translucide, son corps s’était amaigri, son esprit s’était rendu fou.
Elle fut enfin libérée de ses entraves et on la couvrit d’un drap pour cacher sa nudité. Elle ne parlait pas et se débattait encore moins lorsqu’elle fut examinée sous toute les coutures, qu’on marqua sa peau à l’aide d’un feutre noir et que l’on parlait d’elle sous son numéro. Elle subit aussi son ‘marquage’ à la nuque sans montrer aucun signe de rébellion.
Petit à petit le sérum montra ses effets et Elizabeth présenta des signes d’une acuité visuelle exacerbée. L’injection JG93 fut une réussite et elle changea dès lors de catégorie, passant de simple cobaye à potentielle arme au service de l’Empereur. |
|  | | Elizabeth Illith ~ Fugitive ~

 Inscrit le : 31 Mai 2008 Messages : 23 Age [RPG] : 19 ans Race : Cyborg Fonction/Emploi : Fugitive
| Sujet: Re: Elizabeth Illith Dim 1 Juin - 22:48 | |
| Passa une année où on lui injecta deux nouveaux produits. L’un décupla ses aptitudes intellectuelles et l’autre réduisit son poids à celui d’une plume, rendant chacun de ses mouvements extrêmement silencieux. Elizabeth, par la douleur, était complètement asservie à ses bourreaux.
L’année suivante, elle apprit à se servir de ses nouveaux dons et sous l’absence de souffrances, son esprit s’éveilla peu à peu. Elle continua à jouer son rôle d’apathique mais elle enregistrait chaque information que son scientifique lui permettait d’entendre. Lentement, un sentiment de rage et de rébellion naquit en son sein doublé d’un sentiment d’abandon. Elle ne savait plus qui elle était, seuls les visages souriants d’un homme et d’une femme lui revenait inlassablement, la plongeant dans une mélancolie dépressive. Son nom, elle l’avait appris par hasard en tombant sur un de ses fichiers médicaux.
Elizabeth se fit connaître comme une élève assidue et complètement servile. Elle suivait parfois son scientifique voir d’autres cyborgs qui étaient en cours d’essai. Elle avait pu observer des monstruosités, des membres arrachés, des hommes, des femmes et même des enfants presque sans corps plongés dans d’énormes récipients et raccordés à d’innombrables tuyaux. La jeune femme ne sourcillait jamais face aux spectacles macabres et l’homme qu’elle suivait en était ravi. Au fond d’elle, elle se trouvait chanceuse d’être restée intacte dans sa chair. Plus tard, elle put voir des androïdes. Elle se souvint avoir été profondément choquée de voir tant de robots à l’apparence humaine sortir en masse de ces monstrueuses machines. Cette année là, elle dut aussi subir plusieurs sévices par de nombreux scientifiques et le viol en faisait grandement partie. Alors, la jeune femme s’enfermait dans son monde et essayait de se concentrer sur les visages souriants de ses parents lorsqu’un des hommes haletait dans son dos ou au dessus d’elle.
Elle passa ainsi sa dix-huitième année entre l’apprentissage, les souvenirs qui refluaient et les scientifiques dans son lit d’hôpital. Un véritable cauchemar. Elle se surprenait parfois à regretter le temps où sa conscience s’était enfuie.
A dix-neuf ans, Elizabeth maîtrisait complètement ses aptitudes et ils décidèrent de lui injecter un dernier sérum alors, elle serait enfin prête à être formatée au service de l’Empereur. Des rumeurs supposaient qu’elle pourrait même être apte à lui rendre ‘quelques petits plaisirs’. La jeune femme n’en dormait plus. Cette dernière injection fut plus cauchemardesque que les précédentes. Elizabeth hurlait des heures durant, se blessait volontairement et s’arrachait les cheveux : son corps lui paraissait être une masse de viande entrain de pourrir. Et comme pour les premières fois, son esprit s’enfuit loin de son calvaire pour un univers qu’elle avait inventé de toute pièce.
Cette fois-ci, Elizabeth dut rester attachée trois mois consécutifs. Son scientifique était à cran en voyant son cyborg si parfait jusqu’ici se mourir lentement dans des fièvres délirantes et des hémorragies de plus en plus conséquente. Mais elle finit par se calmer et se rétablir. Dorénavant, la jeune femme possédait une perception accrue des variations de la température.
Brisée, le formatage pouvait commencer. Rendue folle par ces derniers mois, Elizabeth se laissa faire, complètement abusée et désabusée.
L’élément qui déclencha sa fugue fut un souvenir qui perça le brouillard qu’était devenu son esprit autrefois si brillant : des notes, des livres, des veillées pour trouver un remède. Et tout s’était rapidement remis en place : il fallait qu’elle reprenne ce qu’elle avait commencé. Dès lors, elle se mit à surveiller les allées et venues du corps scientifique qui s’occupait d’elle, notant chacun de leurs horaires. La servitude que montrait Elizabeth était tant exemplaire, que les surveillances s’espaçaient et la jeune femme profita d’un temps de battement pour quitter le bâtiment de son pas si silencieux. Elle était enfin libre... Sans l’être. Ces trois années laissèrent plus de séquelles que ce qu'elle ne laisse montrer.
Les conséquences du dernier sérum qui lui avait été injecté apparurent assez rapidement : Elizabeth était parfois frappée de crises hémorragiques qui la laissait sans force et fiévreuse. Ses résistances tombaient les unes après les autres, mais elle tenait, brisée et mélancolique dans un seul et unique but : trouver un remède. S’accrocher à cette idée lui permettait plus de ne pas sombrer dans la folie que d’être vraiment utile dans ce monde gangréné jusqu'à la moelle. |
|  | | Elizabeth Illith ~ Fugitive ~

 Inscrit le : 31 Mai 2008 Messages : 23 Age [RPG] : 19 ans Race : Cyborg Fonction/Emploi : Fugitive
| Sujet: Re: Elizabeth Illith Dim 1 Juin - 22:53 | |
| | Navrée, mais j'ai du faire deux nouveaux posts car la biographie était trop longue =/ Et voilaaa, finiii <3 |
|  | | Gabriel X Admin

 Inscrit le : 05 Mar 2008 Messages : 224 Age [RPG] : 20 ans Race : Cyborg
| |  | | Elizabeth Illith ~ Fugitive ~

 Inscrit le : 31 Mai 2008 Messages : 23 Age [RPG] : 19 ans Race : Cyborg Fonction/Emploi : Fugitive
| Sujet: Re: Elizabeth Illith Dim 1 Juin - 23:19 | |
| | Merciiiiiiiii =D |
|  | | |
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |